Tous secteurs d'activité confondus, la propreté et l'hygiène des locaux représentent un défi quotidien pour les professionnels. Choisir le bon désinfectant (et la bonne méthode de désinfection ou desinfectation des locaux) suppose de comprendre contre quoi il agit exactement : virus, bactéries, levures, champignons, spores. Chaque type de micro-organisme a son propre désinfectant, son propre temps de contact et sa propre norme EN à respecter.
Ce guide complet, rédigé par Delphine Seabra, référente hygiène et désinfection chez Delcourt, s'appuie sur 32 ans d'expertise depuis 1994 dans la distribution professionnelle B2B en France et en Belgique. Il fait le tour des 5 spectres d'action des désinfectants (bactéricide, virucide, fongicide, levuricide, sporicide), des normes EN à respecter, du Règlement (UE) 528/2012 BPR sur les biocides, et des bonnes pratiques par secteur (santé, agroalimentaire, restauration, écoles, EHPAD, CHR, immeubles tertiaires).
Elles nécessitent une vigilance toute particulière pour garantir la santé et la sécurité des salariés. Comment savoir si un produit de nettoyage élimine les virus et les bactéries ? Quel produit utiliser face à une gastro-entérite collective (norovirus) en EHPAD, une grippe (influenza) en école, un risque SARS-CoV-2 en bureau, ou des moisissures (fongicide) en cave ? Voici comment faire le bon choix.

Sommaire :
- 1. Cadre réglementaire des désinfectants en milieu pro
- 2. Différence entre désinfectant et produit de nettoyage
- 3. Les 5 spectres d'action d'un désinfectant
- 3.1 Bactéricide — tuer les bactéries
- 3.2 Virucide — inactiver les virus
- 3.3 Fongicide — tuer les champignons
- 3.4 Levuricide — tuer les levures (définition)
- 3.5 Sporicide — tuer les spores bactériennes
- 4. Tableau des normes EN par spectre d'action
- 5. Comment choisir un désinfectant : par cible et par secteur
- 6. Désinfection des points de contact : bonnes pratiques
- 7. Cas pros par secteur : santé, agroalimentaire, écoles, EHPAD, CHR
- 8. Tableau de décision et cas type Delcourt
- 9. FAQ et guides associés
Ce qu'il faut retenir :
- Nettoyer ≠ désinfecter. Le nettoyage élimine les salissures visibles. La désinfection réduit la charge microbienne — on ne désinfecte QUE ce qui est propre.
- 5 spectres d'action à distinguer selon la cible biologique : bactéricide (bactéries), virucide (virus), fongicide (champignons), levuricide (levures), sporicide (spores bactériennes).
- Chaque spectre a sa norme EN : NF EN 1276 (bactéricide), NF EN 14476 (virucide), NF EN 1650 (fongicide et levuricide), NF EN 13704 (sporicide).
- Un produit "large spectre" combine plusieurs activités (souvent bactéricide + virucide + fongicide), mais la mention seule ne suffit pas — vérifier les normes EN affichées sur la fiche technique et la FDS.
- Cadre légal : Règlement (UE) 528/2012 BPR (Biocidal Products Regulation) classe les désinfectants en types de produits TP1 à TP22 selon l'usage. Certibiocide obligatoire pour les utilisateurs professionnels de biocides TP14, TP18, TP19 (décret 2019-321).
- Temps de contact = critère essentiel. Norme EN 1276 vise 5 min à 20°C, norme EN 14476 vise 5-30 min selon le virus, norme EN 1650 vise 15 min, norme EN 13704 vise 30-60 min.
- En milieu de santé : normes renforcées (EN 13727 bactéricide médical, EN 14348 mycobactéricide, EN 14561 instruments), recommandations SF2H opposables.
1. Cadre réglementaire des désinfectants en milieu pro
Cadre réglementaire — désinfectants et biocides professionnels
Règlement biocides européen : Règlement (UE) n°528/2012 dit BPR (Biocidal Products Regulation) — encadre l'autorisation, la mise sur le marché et l'utilisation des produits biocides en Europe. Classe les biocides en 22 types de produits (TP1 à TP22). Pour la désinfection : TP1 (hygiène humaine), TP2 (désinfectants de surfaces et zones non-alimentaires), TP3 (hygiène vétérinaire), TP4 (industrie alimentaire et fourrages, contact alimentaire), TP5 (eau potable).
Certification professionnelle Certibiocide : Décret n°2019-321 du 12 avril 2019 — obligatoire pour tout utilisateur professionnel de biocides TP14 (rodenticides), TP18 (insecticides) et TP19 (répulsifs). Délivrée par les organismes agréés ANSES, valable 5 ans. Concerne principalement les agents 3D et certaines professions sanitaires.
Normes EN biocides :
· NF EN 1276 : bactéricide en suspension — 5 min à 20°C — agroalimentaire, industriel, collectivités
· NF EN 14476 : virucide — 5 à 30 min selon le virus — tous secteurs (norovirus, rotavirus, adénovirus, SARS-CoV-2)
· NF EN 1650 : fongicide et levuricide en suspension — 15 min à 20°C — champignons et levures
· NF EN 13704 : sporicide — 30 à 60 min — Clostridium difficile, Bacillus
· NF EN 13727 : bactéricide milieu médical — 5 min — hôpitaux, EHPAD
· NF EN 14348 : mycobactéricide milieu de soins — tuberculose
· NF EN 14561 : bactéricide instruments médicaux
· NF T 72-281 : surfaces par voie aérienne (chambres hospitalières)
Établissements de santé : recommandations SF2H (Société Française d'Hygiène Hospitalière) opposables — protocole bionettoyage avec produits EN 13727 + EN 14476 selon les zones. Code de la santé publique L.1335-2-1 — mesures de prévention sanitaire dans les ERP.
Agroalimentaire et restauration : Règlement CE n°852/2004 sur l'hygiène des denrées alimentaires — impose des produits TP4 contact alimentaire conformes EN 1276 et EN 14476. Pack Hygiène européen (Règlements 852/2004, 853/2004, 854/2004, 882/2004). Audits IFS, BRC, ISO 22000. Contrôle DDPP.
Écoles et crèches : Code de l'éducation L.421-3, décret n°2010-613 du 7 juin 2010 (établissements collectifs de moins de 6 ans). Désinfectants sans solvants ni parfums irritants, TP2 et TP4 pour le contact alimentaire.
Code du travail : articles R.4421 à R.4427 — protection des salariés contre les risques biologiques. R.4222-1 — salubrité des lieux de travail. L.4121-1 à L.4121-5 — obligation de sécurité de l'employeur. Document Unique d'Évaluation des Risques (DUER).
Étiquetage et FDS : Règlement CE n°1272/2008 CLP (pictogrammes de danger, mentions H et P) et Règlement CE n°1907/2006 REACH (Fiche de Données de Sécurité obligatoire, conservation 10 ans dans le DUER).
Sources officielles : legifrance.gouv.fr · anses.fr · afnor.org · sf2h.net · inrs.fr · hcsp.fr
2. Différence entre désinfectant et produit de nettoyage
La notion de propreté et d'hygiène dans les espaces professionnels répond à deux objectifs différents : la propreté visible et la propreté invisible. Elles s'obtiennent l'une et l'autre par des opérations bien distinctes que sont le nettoyage et la désinfection.
- Le nettoyage permet d'obtenir une propreté visuelle et olfactive. Il s'agit d'une opération qui vise plusieurs objectifs : assurer l'hygiène et la sécurité des personnes, offrir un cadre agréable et esthétique, maintenir le bon état des surfaces, des revêtements, des bâtiments, renvoyer une image de marque positive. Il consiste à supprimer la poussière et les salissures adhérentes par des procédés mécaniques et/ou chimiques et en utilisant des détergents adaptés.
- La désinfection, elle, vise à lutter contre les contaminations microbiennes. Il faut neutraliser les micro-organismes présents sur les surfaces : virus, bactéries et champignons microscopiques (levures, moisissures), spores. Les détergents sont capables d'en éliminer 80 %, mais pour réduire la quantité des micro-organismes à un niveau tel que la chaîne de contamination est rompue, il est nécessaire de désinfecter avec un produit biocide certifié EN.
Règle d'or : on ne désinfecte que ce qui est propre. La matière organique (graisses, sang, mucus) neutralise jusqu'à 80 % des principes actifs des désinfectants. Toujours nettoyer d'abord, puis désinfecter ensuite — ou utiliser un produit 2-en-1 détergent-désinfectant conforme aux normes EN visées.
3. Les 5 spectres d'action d'un désinfectant
Chaque désinfectant a un spectre d'action bien déterminé. Le choix d'un produit désinfectant doit être effectué en fonction de l'activité recherchée et de la cible biologique à neutraliser.
On distingue 5 spectres d'action principaux :

- Désinfectant bactéricide : pour tuer les bactéries responsables d'infections
- Désinfectant virucide : pour inactiver les virus
- Désinfectant fongicide : pour tuer les champignons (moisissures)
- Désinfectant levuricide : pour tuer les levures (Candida, Saccharomyces)
- Désinfectant sporicide : pour tuer les spores bactériennes (Clostridium difficile, Bacillus)
N.B. : pour faciliter les opérations de désinfection, de nombreux biocides vendus sur le marché revendiquent un large spectre d'action et permettent d'agir simultanément sur plusieurs cibles bactériennes, virales, fongiques. Mais la mention "large spectre" ne suffit pas seule — il faut vérifier les normes EN affichées sur la fiche technique et la FDS. Tous les désinfectants doivent satisfaire à des normes européennes minimales pour revendiquer une activité microbicide.
3.1 Bactéricide — tuer les bactéries
Un désinfectant bactéricide est un produit biocide capable de tuer les bactéries pathogènes responsables d'infections (Escherichia coli, Salmonella, Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Listeria monocytogenes, Legionella). La norme de référence en collectivités est NF EN 1276 (réduction de 5 log10 en suspension, soit 99,999 % en 5 minutes à 20°C).
En milieu médical, on exige la norme NF EN 13727 (bactéricide en conditions médicales), plus stricte. Pour les instruments médicaux, on monte à la NF EN 14561.
Usages courants : cuisines collectives, restauration HACCP, sanitaires ERP, surfaces de travail en agroalimentaire, mobilier d'EHPAD, équipements de bionettoyage.
3.2 Virucide — inactiver les virus
Un désinfectant virucide est un produit capable d'inactiver les virus pathogènes. La norme de référence est NF EN 14476, qui teste l'activité du produit sur plusieurs virus modèles selon leur structure :
- Virucide limité : actif sur les virus enveloppés (couche lipidique facile à détruire) — ex. SARS-CoV-2 (COVID-19), influenza (grippe saisonnière), HIV, virus de la varicelle, virus respiratoire syncytial (VRS)
- Virucide complet : actif sur les virus enveloppés ET non-enveloppés (plus résistants) — ex. norovirus (gastro-entérite collective), rotavirus (crèches), adénovirus (kérato-conjonctivite, gastro), poliovirus, hépatite A
Important : un virucide testé uniquement sur le SARS-CoV-2 (COVID-19) ne couvre pas le norovirus. Pour les gastro-entérites collectives en EHPAD, école ou restauration, exiger un virucide complet avec norme EN 14476 incluant norovirus murin (substitut au norovirus humain).
Cas historique COVID-19 : depuis 2020, les normes virucides ont été massivement déployées dans les ERP, écoles et entreprises. Le SARS-CoV-2 étant un virus enveloppé, il est sensible à la plupart des virucides EN 14476. Voir notre page dédiée Covid-19 pour l'historique.
3.3 Fongicide — tuer les champignons
Un désinfectant fongicide tue les champignons microscopiques (moisissures, Aspergillus, Fusarium, Cladosporium, Penicillium). La norme de référence est NF EN 1650 (réduction de 4 log10 en suspension, soit 99,99 % en 15 minutes à 20°C).
Usages courants : caves, sous-sols, locaux humides, salles de bain et douches collectives, vestiaires, climatisations, conduits d'air, bionettoyage en milieu agroalimentaire (lutte contre les moisissures sur pains, fromages, fruits). En milieu de santé, on monte à des normes médicales plus strictes pour les zones à risque d'aspergillose.
3.4 Levuricide — définition et usages
Un désinfectant levuricide tue les levures pathogènes ou d'altération — les plus connues étant Candida albicans (infections cutanées et muqueuses), Candida auris (souche émergente résistante en milieu hospitalier), Saccharomyces cerevisiae (boulangerie/brasserie) et Cryptococcus neoformans (rare mais pathogène). La levuricide définition en langage biocide : capacité d'un produit à réduire d'au moins 4 log10 (99,99 %) la population de levures dans des conditions standardisées.
La norme de référence est NF EN 1650, qui couvre à la fois les activités fongicide et levuricide (réduction 4 log10 en 15 minutes à 20°C). En milieu médical, on cite plus précisément les normes spécifiques aux levures résistantes.
Usages courants :
- Industrie agroalimentaire : prévention des contaminations de pain, biscuiterie, brasserie, fromagerie
- Milieu hospitalier : prévention des candidoses nosocomiales (notamment Candida auris, alerte ECDC depuis 2018)
- EHPAD et établissements de soins : prévention chez les patients immunodéprimés
- Vestiaires sportifs et piscines : prévention des mycoses cutanées et candidoses
À retenir — levuricide définition synthèse : activité biocide qui réduit la population de levures d'au moins 99,99 % (4 log10) selon la norme NF EN 1650. À ne pas confondre avec fongicide (champignons filamenteux) ni avec sporicide (spores bactériennes).
3.5 Sporicide — tuer les spores bactériennes
Un désinfectant sporicide est capable de tuer les spores bactériennes, formes de résistance extrême de certaines bactéries qui survivent dans des conditions hostiles pendant des années (chaleur, déshydratation, désinfectants standards). Les spores les plus problématiques en milieu pro :
- Clostridium difficile : infection nosocomiale majeure en EHPAD et hôpital, responsable de colites pseudomembraneuses
- Bacillus cereus : intoxications alimentaires en restauration collective (riz, féculents)
- Bacillus anthracis : maladie du charbon (rare mais réglementé)
- Geobacillus stearothermophilus : indicateur de stérilisation
La norme de référence est NF EN 13704 (réduction 3 log10 en 30 à 60 minutes selon le produit). Les sporicides sont les désinfectants les plus puissants et les plus contraignants à utiliser (temps de contact long, EPI renforcés). Ils sont essentiellement utilisés en milieu hospitalier, EHPAD lors d'épidémies de Clostridium difficile, et en agroalimentaire pour la sporulation.
4. Tableau des normes EN par spectre d'action
| Spectre d'action | Norme EN | Cibles biologiques | Temps de contact |
|---|---|---|---|
| Bactéricide | NF EN 1276 | E. coli, Salmonella, Staphylococcus, Pseudomonas | 5 min à 20°C |
| Bactéricide médical | NF EN 13727 | Bactéries en conditions médicales | 5 min |
| Bactéricide instruments | NF EN 14561 | Bactéries sur dispositifs médicaux | 5-10 min |
| Mycobactéricide | NF EN 14348 | Mycobacterium tuberculosis | 15-60 min |
| Virucide | NF EN 14476 | Norovirus, rotavirus, SARS-CoV-2, influenza, HIV | 5-30 min selon virus |
| Fongicide | NF EN 1650 | Aspergillus, Penicillium, Fusarium, moisissures | 15 min à 20°C |
| Levuricide | NF EN 1650 | Candida albicans, Candida auris, Saccharomyces | 15 min à 20°C |
| Sporicide | NF EN 13704 | Clostridium difficile, Bacillus, Geobacillus | 30-60 min |
| Voie aérienne | NF T 72-281 | Chambres hospitalières (DSVA, brouillard) | Variable selon protocole |
5. Comment choisir un désinfectant : par cible et par secteur
Trois critères dimensionnent le choix d'un désinfectant : la cible biologique (quel micro-organisme neutraliser), le type de surface (inox, sol, mobilier, instruments) et la contrainte réglementaire (TP4 contact alimentaire, milieu médical, présence d'enfants).

Les produits virucides sont destinés à éliminer les virus responsables de maladies.
Pour la gastro-entérite collective (norovirus) : virucide EN 14476 complet incluant les virus non-enveloppés. Pour le SARS-CoV-2 (Covid-19), virucide EN 14476 limité suffit. Pour les infections nosocomiales à Clostridium difficile : sporicide EN 13704 obligatoire.
Voici les produits Delcourt couramment utilisés selon les besoins :
6. Désinfection des points de contact : bonnes pratiques
La désinfection n'est efficace que sur les micro-organismes présents au moment de l'opération — elle doit donc être régulièrement renouvelée pour éviter les recontaminations. Les virus, bactéries, levures et champignons sont en effet réintroduits en permanence par les flux humains et les apports extérieurs (livraisons, animaux, ventilation).

Pour limiter le risque de dispersion des virus et bactéries par la voie manuportée, la désinfection de surfaces spécifiques doit être renforcée à l'aide d'un produit virucide bactéricide professionnel certifié EN 14476 et EN 1276. C'est notamment le cas des surfaces sujettes à de nombreux contacts avec les mains :
- Poignées de porte, robinetterie, chasse d'eau, interrupteurs
- Boutons d'ascenseur, rampes d'escalier, mains courantes
- Téléphones partagés, claviers, souris, écrans tactiles
- Surface de bureau, plans de travail, comptoirs d'accueil
- Mobilier de salle d'attente, jouets en crèche, tables de réfectoire
- Distributeurs de boissons et de snacks, pompes d'eau
Pensez également au purificateur d'air pour une hygiène optimale en complément de la désinfection des surfaces — particulièrement en période épidémique (grippe saisonnière, gastro, COVID).
Purificateur d'air 23 m² Z1000 TruSens Leitz

1 heure = 23 m² d'air renouvelé
Certifié ECARF
39-65 dB
Purificateur d'air 35 m² Z2000 TruSens Leitz

1 heure = 35 m² d'air renouvelé
Système charbon, HEPA, UV
33-64 dB
Purificateur d'air 70 m² Z3000 TruSens Leitz

1 heure = 70 m² d'air renouvelé
HEPA + UV stérilisation
33-70 dB
7. Cas pros par secteur : santé, agroalimentaire, écoles, EHPAD, CHR
Expertise métier Delcourt — choix du désinfectant par secteur :
- Établissements de santé (hôpitaux, cliniques) : normes médicales renforcées — bactéricide EN 13727, virucide EN 14476, mycobactéricide EN 14348, sporicide EN 13704 en cas d'épidémie à Clostridium difficile. Protocole bionettoyage SF2H opposable. Voir notre guide désinfection en milieu de soins.
- EHPAD et établissements médico-sociaux : protocole SF2H simplifié, attention particulière aux gastro-entérites collectives (virucide EN 14476 complet avec norovirus murin), aux pneumonies à Legionella (bactéricide EN 1276 sur les pommeaux de douche, robinetterie), et aux candidoses (levuricide EN 1650).
- Industrie agroalimentaire et restauration collective : produits TP4 contact alimentaire conformes EN 1276 + EN 14476, audits IFS / BRC / ISO 22000, traçabilité 5 ans pour DDPP. Voir notre guide bonnes pratiques en agroalimentaire.
- Restauration commerciale et CHR : bactéricide EN 1276 + virucide EN 14476 limité, produits sans rinçage type Bacto-Clean pour usage rapide entre services. Voir notre guide centrale de désinfection en CHR.
- Écoles, collèges, crèches : produits sans solvants ni parfums irritants, virucide EN 14476 complet (gastro-entérites collectives très fréquentes), bactéricide EN 1276, fongicide EN 1650 (douches, vestiaires sportifs). Voir notre guide produits désinfectants écoles.
- Bureaux tertiaires et open space : bactéricide + virucide EN 14476 limité (grippe, COVID), désinfection régulière des points de contact (claviers, téléphones, poignées). En période épidémique, ajouter purificateur d'air HEPA.
- Industries et laboratoires : normes adaptées à l'activité (TP3 vétérinaire, TP2 surfaces), sporicide EN 13704 en zones sensibles, compatibilité avec les surfaces propres (inox, polymères).
8. Tableau de décision et cas type Delcourt
Tableau de décision — quel désinfectant selon la situation ?
| Situation | Spectre prioritaire | Norme EN requise | À éviter |
|---|---|---|---|
| Épidémie gastro EHPAD/école | Virucide complet | EN 14476 (avec norovirus) | Virucide limité (enveloppés seuls) |
| Cuisine collective HACCP | Bactéricide + virucide TP4 | EN 1276 + EN 14476 | Produit non agréé contact alimentaire |
| Bloc opératoire / chambre patient | Bactéricide médical + virucide | EN 13727 + EN 14476 + EN 14348 | Bactéricide grand public seul |
| Épidémie C. difficile EHPAD | Sporicide | EN 13704 | Désinfectant standard insuffisant |
| Vestiaires sportifs / piscine | Fongicide + levuricide | EN 1650 | Bactéricide seul (insuffisant mycoses) |
| Sanitaires ERP forte affluence | Bactéricide + virucide | EN 1276 + EN 14476 | Eau de javel pure (corrosion inox) |
| Bureau tertiaire en épidémie | Virucide limité | EN 14476 (Covid, grippe) | Surdosage produits puissants inutile |
| Crèche / école maternelle | Virucide complet sans solvant | EN 14476 complet, TP2 + TP4 | Parfums et solvants irritants |
Cas type Delcourt — gastro-entérite collective en EHPAD
Cas récurrent terrain en hiver : un EHPAD déclare une épidémie de gastro-entérite collective (TIAC à norovirus) touchant plusieurs résidents et membres du personnel en quelques jours. Le réflexe initial est d'augmenter la fréquence de désinfection avec le bactéricide habituel — mais les cas continuent d'apparaître. Diagnostic terrain : le bactéricide utilisé ne couvre PAS le norovirus, qui est un virus non-enveloppé particulièrement résistant. Le bactéricide EN 1276 standard est inopérant sur ce type de virus.
La solution Delcourt déployée : switch immédiat vers un virucide EN 14476 complet incluant le norovirus murin dans son spectre d'efficacité, protocole bionettoyage renforcé par chambre selon les recommandations SF2H (lavette microfibre code couleur dédiée par chambre, jamais réutilisée), désinfection pluriquotidienne des points de contact (poignées, interrupteurs, télécommandes, robinetterie, chasse d'eau), vaisselle traitée à plus de 60°C en lave-vaisselle, linge sale en double emballage et lavé à 60°C minimum, signalisation visuelle des chambres concernées pour la cohorting, information du personnel et des familles sur les mesures barrières (hygiène des mains au gel hydroalcoolique + lavage savon), arrêt des activités collectives jusqu'à fin de l'épidémie, déclaration ARS obligatoire des cas groupés. Résultat : maîtrise de l'épidémie en quelques jours, fin de l'épisode dans les délais, retour d'expérience documenté pour ajuster le protocole de prévention saisonnière, formation du personnel sur les normes EN biocides et la différence virucide limité / complet.
9. FAQ et guides associés
Pour approfondir — nos guides spécialisés
▶ Fondamentaux et protocoles
- Qu'est-ce que le bionettoyage ?
- Comment établir un plan de nettoyage et de désinfection
- Pourquoi désinfecter et décontaminer ?
- Biocides désinfectants et normes TP
- La norme HACCP, c'est quoi ?
▶ Désinfection par secteur
Voir tous nos produits bactéricides virucides
|
DS
|
Guide rédigé par
Delphine Seabra
Référente hygiène et désinfection chez Delcourt · Spécialiste hygiène professionnelle, désinfection, protocoles de bionettoyage, normes EN biocides, conformité SF2H, HACCP et accompagnement des établissements de santé, EHPAD, restauration collective, écoles, crèches et industries agroalimentaires
Ce guide complet sur les 5 spectres d'action des désinfectants (bactéricide, virucide, fongicide, levuricide, sporicide) s'appuie sur le Règlement (UE) 528/2012 BPR (Biocidal Products Regulation, classification TP1 à TP22), le décret n°2019-321 du 12 avril 2019 sur la certification Certibiocide, le Règlement CE n°852/2004 sur l'hygiène des denrées alimentaires (HACCP, TP4 contact alimentaire), le Pack Hygiène européen, les recommandations SF2H opposables en milieu de santé, l'article L.1335-2-1 du Code de la santé publique, l'article L.421-3 du Code de l'éducation, le décret n°2010-613 du 7 juin 2010 (établissements collectifs petite enfance), les articles R.4421 à R.4427 du Code du travail (risque biologique), l'article R.4222-1 (salubrité des lieux de travail), les articles L.4121-1 à L.4121-5 (obligation de sécurité de l'employeur), les Règlements CE 1272/2008 CLP et CE 1907/2006 REACH, ainsi que les normes EN biocides : NF EN 1276 (bactéricide), NF EN 14476 (virucide), NF EN 1650 (fongicide et levuricide), NF EN 13704 (sporicide), NF EN 13727 (bactéricide médical), NF EN 14348 (mycobactéricide), NF EN 14561 (instruments), NF T 72-281 (voie aérienne). Validé par 32 ans d'expertise Delcourt depuis 1994 dans la distribution professionnelle de détergents et désinfectants (Bacto-Clean, Bactopin Plus, Sanitizer, Ecoactif, Actipur Le Vrai) en France et en Belgique.
Article mis à jour le : 13 juin 2026 · Catégorie associée : Produits nettoyants / Bactéricides · Référentiels cités : UE 528/2012 BPR, Décret 2019-321 Certibiocide, CE 852/2004 HACCP, SF2H, R.4421-R.4427 + R.4222-1 + L.4121 Code travail, L.1335-2-1 CSP, L.421-3 Code éducation, Décret 2010-613, CLP, REACH, EN 1276, EN 14476, EN 1650, EN 13704, EN 13727, EN 14348, EN 14561, NF T 72-281
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