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Techniques de nettoyage professionnel

Désinfection des surfaces en milieu de soins : quelles solutions choisir ?

En EHPAD, en cabinet médical ou en clinique, la désinfection des surfaces en milieu de soins n'est pas une simple mesure d'hygiène : c'est une obligation réglementaire et un enjeu de santé publique majeur. Selon Santé Publique France, les infections associées aux soins (IAS) touchent encore près de 500 000 patients par an en France — et les surfaces contaminées représentent l'un des principaux vecteurs de transmission. Choisir le bon désinfectant, c'est donc réduire concrètement ce risque.

Pourtant, le marché des désinfectants de surfaces médicales est vaste, parfois difficile à déchiffrer : normes NF EN, biocides PT2, produits sans rinçage, lingettes imprégnées, sprays, concentrés… Comment s'y retrouver ? Quelles certifications sont réellement exigées ? Quels produits conviennent aux surfaces fragiles comme les fauteuils de soins ou les rails de lit ? Cet article vous donne une réponse structurée, conforme aux référentiels en vigueur, pour orienter vos achats avec précision.

Chez Delcourt, nous accompagnons depuis plus de 40 ans les collectivités, les établissements de santé et les structures médico-sociales dans le choix de leurs équipements d'hygiène professionnelle. Retrouvez notre gamme complète de produits désinfectants professionnels pour les milieux de soins.

Désinfection des surfaces en milieu de soins : produits et protocoles professionnels

Ce qu'il faut retenir :

  • Les infections associées aux soins (IAS) concernent 500 000 patients par an en France : la désinfection des surfaces est un levier de prévention direct et documenté.
  • Tout produit désinfectant utilisé en milieu de soins doit répondre aux normes NF EN (EN 14476, EN 13697, EN 16615) et relever du règlement européen Biocides PT2.
  • Il existe plusieurs familles de produits : ammoniums quaternaires, dérivés chlorés, peroxyde d'hydrogène, alcools — chacune avec ses indications et contre-indications.
  • Le choix du désinfectant dépend du type de surface (fragile, poreuse, matériel médical), du niveau de risque infectieux et du temps de contact requis.
  • Un protocole structuré (pré-nettoyage, désinfection, traçabilité) est indispensable en EHPAD, cabinet médical et clinique pour répondre aux exigences des inspections.
  • Les lingettes désinfectantes et sprays prêts à l'emploi facilitent l'observance des soignants, tandis que les concentrés réduisent les coûts pour les grandes structures.

Pourquoi la désinfection des surfaces en milieu de soins est-elle indispensable ?

Les surfaces comme réservoirs de pathogènes

Une surface de soins — table d'examen, rampe de lit, poignée de porte, paillasson de salle de réveil — peut rester contaminée pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Les études épidémiologiques montrent que des bactéries comme le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM), le Clostridioides difficile ou le norovirus survivent jusqu'à 72 heures sur des surfaces inertes non désinfectées.

Ce n'est pas une donnée abstraite : c'est le quotidien des équipes soignantes. Dans un EHPAD, un résident immunodéprimé qui pose la main sur une rampe contaminée puis porte les doigts à sa bouche peut contracter une infection grave. Dans un cabinet dentaire, le plan de travail entre deux patients est un point de contamination critique si aucune désinfection intermédiaire n'est réalisée.

La désinfection des surfaces en milieu de soins intervient donc à deux niveaux :

  • La décontamination curative : après un soin, un isolement infectieux, un contact avec un fluide biologique.
  • La décontamination préventive : dans le cadre d'un protocole régulier visant à abaisser la charge microbienne globale de l'environnement.

Les infections associées aux soins : un enjeu de responsabilité

En France, le programme national de prévention des infections associées aux soins (PROPIAS) et les recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) placent la gestion de l'environnement au cœur des mesures de prévention. Les établissements de santé, EHPAD et structures médico-sociales sont tenus de mettre en place des plans de maîtrise de l'hygiène formalisés, incluant des protocoles de désinfection des surfaces.

En cas d'inspection par les ARS (Agences Régionales de Santé) ou la HAS (Haute Autorité de Santé), l'absence de protocole documenté constitue une non-conformité. Les responsables d'établissement, coordinateurs de soins et infirmiers coordonnateurs (IDEC) sont directement impliqués dans cette traçabilité.

La désinfection des surfaces n'est donc pas une option : c'est une composante obligatoire de la politique qualité et sécurité des soins, aussi bien dans un petit cabinet de kinésithérapie que dans un service de réanimation.

L'impact économique des IAS : des coûts évitables

Une infection nosocomiale coûte en moyenne 8 000 à 15 000 euros par épisode selon l'assurance maladie, entre allongement de durée de séjour, traitements antibiotiques supplémentaires, examens complémentaires et arrêts de travail du personnel contaminé. À l'échelle d'un établissement, des protocoles de désinfection rigoureux représentent donc un investissement à forte rentabilité.

Les établissements qui ont formalisé leur démarche de désinfection environnementale rapportent des réductions significatives de l'incidence des IAS — de l'ordre de 20 à 40 % selon les études publiées dans les revues de médecine hospitalière françaises. Ce chiffre suffit à justifier un budget dédié aux produits désinfectants de qualité certifiée.

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Produits désinfectants en établissements scolaires : guide d'achat et réglementation

Quelles normes régissent la désinfection des surfaces en milieu de soins ?

Les normes NF EN : la base de référence obligatoire

En Europe, l'efficacité des désinfectants de surfaces est évaluée selon un cadre normatif strict coordonné par le Comité Européen de Normalisation (CEN). Ces normes définissent les protocoles de tests en laboratoire qui permettent de valider les allégations d'efficacité sur les étiquettes des produits. En milieu de soins, les normes suivantes sont les références incontournables :

Norme Objet Application typique
EN 14476 Activité virucide de phase 2/étape 2 Surfaces en milieu médical, zones à risque viral (COVID-19, norovirus)
EN 13697 Activité bactéricide et fongicide sur surfaces inertes Plans de travail, meubles de soins, équipements médicaux non critiques
EN 16615 Test 4 champs sur surfaces poreuses Lingettes et systèmes essuyage : fauteuils, rails, potences
EN 13704 Activité sporicide Zones à risque C. difficile, salles de préparation de chimiothérapie
EN 1276 Activité bactéricide en suspension (phase 2/étape 1) Validation bactéricide de base pour tout désinfectant

Un produit affichant la conformité EN 14476 garantit une activité virucide testée dans des conditions proches de l'usage réel (présence de matières organiques simulées). C'est aujourd'hui la norme minimale attendue en milieu de soins, en particulier depuis la pandémie COVID-19.

Le règlement Biocides (UE) n°528/2012 : ce que les acheteurs doivent savoir

Tout produit désinfectant mis sur le marché européen doit être autorisé au titre du règlement Biocides européen (UE) n°528/2012. Les désinfectants de surfaces en milieu de soins relèvent du type de produit 2 (PT2) : désinfectants et produits algicides non destinés à l'application directe sur des êtres humains ou des animaux.

Concrètement, cela signifie que le fabricant doit avoir obtenu une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) délivrée par l'ANSES en France, ou une autorisation de l'Union pour les substances actives listées. Les acheteurs institutionnels — responsables de services techniques en EHPAD, gestionnaires de cliniques — ont tout intérêt à vérifier la conformité biocide du produit avant tout achat en volume.

Pour vérifier l'homologation d'un produit, le registre public R4BP 3 de l'ECHA (Agence Européenne des Produits Chimiques) est librement consultable en ligne. Les fournisseurs sérieux mentionnent systématiquement le numéro d'autorisation biocide sur leurs fiches produits.

Les recommandations SFHH et HCSP pour les établissements de santé

La Société Française d'Hygiène Hospitalière (SFHH) publie des recommandations régulièrement mises à jour sur les protocoles de désinfection. Ses guides distinguent trois niveaux de désinfection des surfaces :

  • Niveau I (nettoyage-désinfection courant) : entretien quotidien des surfaces à contact fréquent (poignées, interrupteurs, plans de travail).
  • Niveau II (désinfection renforcée) : après un soin contaminant, en cas d'infection à germe épidémique.
  • Niveau III (désinfection terminale) : à la sortie d'un patient en isolement infectieux, avant réaffectation de la chambre.

Le HCSP a par ailleurs publié en 2022 une actualisation de ses recommandations intégrant les leçons de la pandémie : priorité aux produits virucides EN 14476, systématisation de la désinfection des surfaces hautes touchées, traçabilité via fiches de suivi ou logiciel dédié.

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Les types de produits pour la désinfection des surfaces en milieu de soins

Les ammoniums quaternaires : polyvalence et innocuité des matériaux

Les ammoniums quaternaires (ou QAC — Quaternary Ammonium Compounds) constituent la famille de biocides la plus répandue dans les désinfectants de surfaces hospitalières. Leur mécanisme d'action repose sur la destruction de la membrane lipidique des bactéries gram-positives et gram-négatives. Ils sont actifs sur la plupart des bactéries végétatives, certains champignons et virus enveloppés (dont le SARS-CoV-2).

Leurs principaux avantages en milieu de soins :

  • Bonne compatibilité avec la majorité des matériaux (plastique, métal laqué, tissu vinyle, surfaces peintes).
  • Absence d'odeur forte — important dans des espaces partagés avec des résidents ou patients.
  • Effet résiduel prolongé sur les surfaces après application.
  • Disponibles en spray prêt à l'emploi, en lingettes imprégnées ou en concentré à diluer.

Leur limite principale : ils sont peu ou pas actifs contre les spores (notamment C. difficile) et ont une activité virucide variable selon les souches virales non enveloppées. Pour les zones à risque sporogène, d'autres familles seront nécessaires.

Parmi les produits de référence : Surfa'safe Premium (Anios), Sani-Cloth AF3 (PDI), ou encore des formulations à base de chlorure de benzalkonium enrichies d'alcool isopropylique pour élargir le spectre virucide.

Les dérivés chlorés : efficacité maximale, contraintes d'usage

Les dérivés chlorés — hypochlorite de sodium (eau de Javel), dichloroisocyanurate de sodium (DCCNa) — présentent le spectre antimicrobien le plus large disponible dans les désinfectants de surface : bactéricide, fongicide, virucide ET sporicide. Ils constituent la référence pour la désinfection terminale après isolement infectieux et pour les épidémies à C. difficile ou norovirus.

Leur utilisation en milieu de soins obéit à des règles strictes :

Paramètre Recommandation SFHH
Concentration en chlore actif 0,5 % (5 000 ppm) pour désinfection standard ; 0,1 % pour entretien courant
Temps de contact Minimum 10 minutes pour action sporicide
Compatibilité matériaux Incompatible avec l'inox (corrosion), certains plastiques, textiles colorés
Précaution d'emploi Ventilation obligatoire, port de gants et lunettes, ne pas mélanger avec acides ou ammoniac
Stabilité en solution diluée 24 heures maximum après dilution

Les tablettes de DCCNa (ex : Clorexcel, Sanytabs) offrent une alternative pratique à la Javel liquide : dosage précis, meilleure stabilité, moins d'odeur résiduelle. Elles sont particulièrement adaptées aux EHPAD et cliniques qui préfèrent des produits conditionnés en doses unitaires pour éviter les erreurs de dilution.

Le peroxyde d'hydrogène : la solution de désinfection de nouvelle génération

Le peroxyde d'hydrogène (H₂O₂) à des concentrations comprises entre 0,5 % et 6 % gagne du terrain dans les établissements de soins exigeants. Son spectre d'action est très large (bactéricide, fongicide, virucide, sporicide à haute concentration), et il se décompose en eau et oxygène — aucun résidu chimique sur la surface. C'est un argument majeur dans les zones où résident ou séjournent des personnes sensibles aux irritants.

On distingue deux modes d'application :

  • En application liquide : spray ou lingette imprégnée, pour les surfaces de contact fréquent. Produits de référence : Oxivir Plus (Diversey), Rely+On Virkon.
  • En nébulisation / vaporisation HPV (Vaporized Hydrogen Peroxide) : pour la désinfection terminale complète d'une pièce ou d'un couloir. Utilisé après isolement de contact ou dans les blocs opératoires. Nécessite du matériel spécifique et une évacuation préalable des personnes.

Contrainte principale : le peroxyde d'hydrogène peut être corrosif pour certains métaux (cuivre, laiton, zinc) et certains plastiques si la concentration est mal maîtrisée. La FDS (fiche de données de sécurité) du produit doit toujours être consultée avant usage sur un équipement médical de valeur.

Les produits alcooliques et solutions hydro-alcooliques

Les alcools (éthanol, isopropanol) à des concentrations de 60 à 80 % sont très efficaces contre les bactéries végétatives et la majorité des virus enveloppés. Leur action est rapide (temps de contact de 30 secondes à 2 minutes), ce qui les rend particulièrement adaptés à la désinfection des petites surfaces à contact fréquent entre deux soins : stéthoscopes, brassards à tension, claviers d'ordinateur, téléphones.

Cependant, les alcools seuls ne sont pas sporicides et leur efficacité chute significativement en présence de matières organiques. Ils ne remplacent pas une désinfection par produit actif sur les surfaces larges. Leur usage en milieu de soins est donc complémentaire, jamais exclusif.

Les formulations combinant alcool + ammonium quaternaire + tensioactifs offrent un profil plus complet : action rapide de l'alcool, durabilité et spectre élargi des QAC. C'est la composition dominante des lingettes de type Mikrozid AF (Schülke) ou Cleanisept Wipes.

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Comment établir un plan de nettoyage et de désinfection ?

Nos produits désinfectants pour milieu de soins

Bactopin Plus PAE 5L — bactéricide toutes surfaces

Bactopin Plus PAE 5 L

Détergent bactéricide toutes surfaces. Concentré à diluer, actif sur bactéries et levures. Idéal grandes structures (EHPAD, cliniques).

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Anios SPS 60 750 ml — nettoyant détartrant désinfectant milieu médical

Anios SPS 60 — 750 ml

Nettoyant détartrant désinfectant spécial milieu médical. Prêt à l'emploi. Action combinée nettoyage + désinfection sur surfaces sanitaires et équipements de soins.

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Lingettes désinfectantes EN 14476 Aseptonet — boîte 100 lingettes

Lingettes désinfectantes EN 14476 Aseptonet — 100 pièces

Lingettes imprégnées conformes EN 14476. Virucides, bactéricides, sans rinçage. Parfaites pour la désinfection entre deux patients en cabinet médical ou dentaire.

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Comment choisir son désinfectant de surface selon le type de zone de soins ?

EHPAD et maisons de retraite médicalisées : des contraintes spécifiques

Dans un EHPAD, la désinfection des surfaces en milieu de soins doit concilier deux impératifs parfois contradictoires : l'efficacité virucide/bactéricide et la tolérance olfactive et chimique des résidents, souvent âgés, polypathologiques, et présents en permanence dans les zones à désinfecter.

Un produit concentré à l'odeur forte — même efficace — peut provoquer des irritations des voies respiratoires chez un résident BPCO ou asthmatique. Les acheteurs en EHPAD privilégient donc :

  • Les produits sans parfum ou à parfum minimal, testés sans irritation muqueuse.
  • Les lingettes prêtes à l'emploi : dosage maîtrisé, pas de risque de surdosage, rapidité d'application pour les aide-soignants en tournée.
  • Les sprays à pompe avec diffusion fine qui limitent l'aérosolisation de produit dans l'air ambiant.
  • Les certifications EN 14476 + EN 13697 combinées pour une couverture large sans avoir recours à des produits agressifs.

Concernant les zones de vie (chambre, salle à manger, couloirs), une désinfection de niveau I avec nettoyant-désinfectant combiné est suffisante en routine. La désinfection de niveau II ou III est déclenchée sur signalement de l'infirmière coordinatrice après un événement infectieux identifié.

Cabinets médicaux, dentaires et paramédicaux

En cabinet médical ou dentaire, la problématique centrale est la désinfection entre deux patients : la table d'examen, le fauteuil dentaire, les appuie-têtes, les accoudoirs, les plans de travail. Le temps disponible entre deux rendez-vous est court — souvent 5 à 10 minutes — ce qui impose des produits à action rapide.

Les lingettes désinfectantes en bidon de 200 ou 500 pièces sont le format privilégié : une lingette par surface, application directe, temps de contact de 1 à 3 minutes, pas de rinçage. La conformité EN 14476 + EN 13697 + EN 16615 (test 4 champs) est le standard attendu pour ce format.

Pour les cabinets de kinésithérapie, les tables de massage en simili-cuir ou en vinyl nécessitent des produits compatibles plastomères — les produits trop alcoolisés ou contenant des solvants agressifs peuvent dégrader rapidement les revêtements. Cette compatibilité est mentionnée dans la fiche technique du produit (rubrique "surfaces compatibles").

Les cabinets paramédicaux (podologie, ostéopathie, soins infirmiers libéraux) sont soumis aux mêmes obligations réglementaires que les cabinets médicaux au titre du Code de la Santé Publique, même si les contrôles sont moins fréquents. L'utilisation d'un produit non conforme — ou non biocide PT2 — peut engager la responsabilité civile et professionnelle du praticien.

Cliniques, hôpitaux et blocs opératoires

C'est dans ce contexte que les exigences sont les plus élevées. Les cliniques et établissements hospitaliers disposent généralement d'un CLIN (Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales) ou d'un CPIAS (Centre d'Appui pour la Prévention des Infections Associées aux Soins) qui valide la liste des produits autorisés dans l'établissement.

Les critères de sélection à ce niveau :

  • Spectre complet (sporicide inclus) pour les zones à risque épidémique ou post-opératoire.
  • Compatibilité avec les équipements électromédicaux : les désinfectants ne doivent pas pénétrer dans les boîtiers électroniques ni altérer les connecteurs.
  • Validation clinique : certains établissements exigent des études publiées démontrant l'efficacité du produit dans des conditions d'usage réel (pas seulement en laboratoire).
  • Traçabilité du lot : numéro de lot, date de péremption, conformité biocide — données nécessaires pour les audits qualité ISO ou HAS.

Les systèmes de dosage automatique par dilution (stations murales de dilution) permettent dans les grandes structures de standardiser la préparation, réduire les erreurs de dosage et optimiser les coûts par surface traitée. Ces systèmes sont compatibles avec les concentrés des grandes marques du marché hospitalier.

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Mettre en place un protocole de désinfection des surfaces en milieu de soins

Les étapes clés d'un protocole efficace et conforme

Un protocole de désinfection des surfaces ne se résume pas à choisir un produit et l'appliquer. Il s'agit d'une démarche structurée, documentée et révisable, qui couvre l'ensemble du cycle : de l'identification des zones à risque à la traçabilité des opérations. Voici les étapes fondamentales :

1. Cartographie des zones et niveaux de risque infectieux

Toutes les surfaces ne présentent pas le même niveau de risque. La SFHH distingue les zones à haut risque (blocs, salles de soins, chambre d'isolement), les zones à risque modéré (consultations, salles de réveil) et les zones à faible risque (bureaux administratifs, locaux techniques). Cette cartographie conditionne le niveau de désinfection à appliquer et la fréquence des interventions.

2. Pré-nettoyage systématique avant désinfection

La désinfection ne peut pas s'appliquer sur une surface sale. La matière organique (sang, sécrétions, souillures) neutralise les principes actifs biocides et réduit drastiquement leur efficacité. Le pré-nettoyage à l'eau + détergent, suivi d'un rinçage, est une étape obligatoire avant toute désinfection — sauf pour les produits détergents-désinfectants en un seul passage, formulés pour les deux actions simultanées.

3. Application du désinfectant selon les instructions du fabricant

La concentration, le mode d'application (pulvérisation, essuyage, lingette) et le temps de contact sont des paramètres critiques. Un produit appliqué trop brièvement ou insuffisamment dilué n'atteint pas son spectre d'efficacité certifié. Les équipes doivent être formées sur ces paramètres et ne pas essuyer la surface avant la fin du temps de contact recommandé.

4. Séchage et aération

Certains produits — notamment les dérivés chlorés et l'alcool — nécessitent une aération de la pièce après application pour éviter l'accumulation de vapeurs irritantes. Le temps de séchage doit être respecté avant tout contact humain avec la surface désinfectée.

5. Traçabilité et enregistrement

Les fiches de traçabilité — papier ou numérique — doivent mentionner : la zone désinfectée, le produit utilisé (nom, numéro de lot, concentration), le nom de l'opérateur et l'heure d'intervention. Ces données sont exigibles lors des inspections ARS et des audits qualité HAS.

La formation des équipes soignantes et de nettoyage

Un protocole n'est efficace que s'il est correctement appliqué par les équipes. Or, les études observationnelles en milieu hospitalier montrent régulièrement des écarts entre le protocole prescrit et la pratique réelle — notamment sur le temps de contact (souvent insuffisant) et la technique d'essuyage (souvent en va-et-vient contaminant plutôt qu'en spirale unidirectionnelle).

La formation initiale et les rappels réguliers (quarts de travail, réunions de service) sont essentiels. Certains établissements utilisent des traceurs fluorescents (type gel invisible UV) appliqués sur les surfaces avant nettoyage pour vérifier a posteriori si toute la surface a bien été couverte lors de l'essuyage. Cette technique simple et économique a démontré son efficacité pédagogique.

Optimiser les coûts sans compromettre l'efficacité

Le choix entre produits prêts à l'emploi et concentrés à diluer est une décision économique et organisationnelle majeure pour les acheteurs en établissements de soins. Voici les paramètres à comparer :

Critère Produit prêt à l'emploi Concentré à diluer
Coût par litre utilisable Élevé Faible (x 10 à 50 selon dilution)
Risque d'erreur de dosage Nul Réel si absence de doseur
Logistique stockage Volume important Encombrement réduit
Adapté à Petites structures, soins libéraux EHPAD, cliniques, hôpitaux
Traçabilité Facile (numéro de lot flacon) Nécessite une procédure de dilution tracée

Pour les grandes structures, l'investissement dans des stations de dilution automatique — murales ou sur chariot — rentabilise rapidement l'achat de concentrés. Le retour sur investissement est généralement atteint en 6 à 12 mois pour un EHPAD de 80 résidents.

À lire aussi :
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Ce que disent les autorités sanitaires françaises

Sources : SFHH, HAS, Santé Publique France

La Société Française d'Hygiène Hospitalière (SFHH) et la Haute Autorité de Santé (HAS) s'accordent sur un principe fondamental : tout établissement recevant des patients ou des résidents doit disposer d'un programme formalisé de prévention des infections associées aux soins, incluant des protocoles écrits de désinfection des surfaces, des produits homologués biocides PT2 et une formation documentée des personnels.

Dans le cadre des visites de certification HAS, l'absence de protocole de bionettoyage ou l'utilisation de produits non conformes constitue une non-conformité relevée et tracée. Santé Publique France rappelle par ailleurs que les surfaces de l'environnement de soins font partie des réservoirs identifiés dans la transmission croisée des agents pathogènes — et que leur désinfection régulière est un levier de prévention documenté et mesurable.

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Bactopin Plus PAE 5L — bactéricide toutes surfaces

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Détergent bactéricide concentré toutes surfaces. Rentable pour les grandes structures. Dilution précise avec doseur.

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Anios SPS 60 750 ml — nettoyant détartrant désinfectant milieu médical

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Virucides, bactéricides, sans rinçage. Conformes EN 14476. Désinfection rapide entre deux patients ou deux interventions.

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Quel désinfectant de surface utiliser en EHPAD ?
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Que signifie la norme EN 14476 pour un désinfectant de surface ?
Comment désinfecter correctement entre deux patients en cabinet médical ?
Désinfectant surfaces milieu de soins : concentré ou prêt à l'emploi ?
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